L’impact financier des Jeux Olympiques est, on le sait, d’une importance capitale pour le pays organisateur, le secteur du tourisme et les sponsors. Mais il s’agit aussi d’une manne formidable pour tout opportuniste un peu débrouillard qui saurait tirer son épingle des Jeux. Et le Brésil n’en manque pas, la vente de produits contrefaisants représentant déjà, d’ordinaire, un marché annuel de 30 milliards de dollars.

Afin de lutter contre la prolifération de la contrefaçon à l’approche des Jeux, une brigade spécialisée de la police brésilienne a réalisé de nombreuses interventions dans tout Rio, saisissant des milliers d’articles illégaux arborant les anneaux olympiques et/ou le logo des Jeux. Le butin est notamment composé de t-shirts, stylos, serviettes de plage, mouchoirs, plaques minéralogiques… Plus surprenant, les autorités ont saisi des paquets de marijuana et de cocaine aux couleurs des Jeux ! Mais dans la tornade des saisies, il semblerait que la police ait également fait main basse sur des objets portant uniquement les mentions RIO 2016, ce qui en soit ne constitue pas une contrefaçon au regard du droit des marques. Même en ces temps difficiles, il faut pourtant être attentif à faire la différence entre contrefacteur et simple opportuniste qui reste dans la légalité.

Outre les saisies régulières et la surveillance des vendeurs de rue (ou de plage) à la sauvette par les autorités, le comité organisateur a mis en place un immense chapiteau sur la plage de Copacabana, la plus touristique de Rio. Le badaud peut y trouver l’ensemble des goodies « officiels » des Jeux (cravates, t-shirts, reproductions miniatures de la torche, vin…) sans risquer de tomber sur une contrefaçon. Mais les prix très élevés de ces objets incitent parfois à faire quelques dizaines de mètres supplémentaires sur la plage pour aller trouver son bonheur trois fois moins cher sur la serviette d’un vendeur plus « officieux »…

Source : Reuters